Sharmane Behechti est née en Iran où elle a passé son enfance jusqu’à l’obtention de son

baccalauréat. A l’âge de 18 ans, elle se rend à Paris pour poursuivre ses études supérieures

dans le domaine artistique. Elle fréquente pendant un an l’Ecole de Penninghen, puis réussit le concours de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art (ENSAAMA). Après l’obtention de son diplôme de fin d’études, elle est admise à l’Ecole des Beaux-­Arts de Paris, où elle suit les enseignements de Maître Guignebert. En 1986 elle obtient son diplôme, section Arts Plastiques.

Sa forme d'expression est fortement emprunte de la spiritualité et particulièrement du soufisme*.

Ses tableaux sont méditatifs et invitent à un voyage introspectif, une quête intérieure, un

cheminement vers l’essence de l’Être, une recherche de l’immanence comme de transcendance. Dans la série de "l'océan et de gouttes d'eau" elle s'inspire de la poésie persane et surtout du poète Rumi*.

Dans la série "Ambiance Termeh" elle essaye de transcrire en termes plastiques l'essence de la vie de chaque être humain.

Le fond du tableau est constitué de nervures qui se propagent de manière irrégulière sur toute la surface. Ce sont les veines du tableau, des petits ruisseaux où coule l'âme de la toile. Le regard du spectateur reste fluide et traverse le cadre.

Le motif "jegheh"* symbolise la singularité de chacun.

Sa répétition donne du rythme à l'écoulement de la vie.

Elle utilise la peinture à l’huile, l’acrylique et la technique mixte sur toile.

La majorité de son œuvre est réalisée sur des toiles carrées, ne dépassant pas 90cm x 90cm.

Toutefois certains de ses tableaux se basent sur des supports de petits formats, représentant les

éléments d’un ensemble qui peuvent s’articuler de divers manières, selon l’envie.

Dans ce but, Sharmane Behechti a inventé une technique d’accrochage tout­-à­-fait innovante.

Le soufisme

Le soufisme est le cœur de la spiritualité musulmane.

Il représente une façon d'être dans le monde, tout en développant une quête de l’intériorité.

Il prône le détachement du monde matériel et le rapprochement, puis la fusion, avec Dieu.

Les soufis recherchent la contemplation, la sagesse, la purification d'un cœur rempli de la Lumière Divine.

Le soufisme exige un travail permanent sur l’ego, afin d'atteindre les portes de l'inspiration et de la lucidité.

Au quotidien, le soufi essaye de progresser humainement à travers les différentes situations qu'il rencontre, dans une quête permanente de connaissance, pour s'unir à la conscience universelle.

Rumi

Rûmi est né le 30 septembre 1207 à Khorassan Perse), et mort en 1273 à Konya (Turquie).

Surnommé Mowlana qui signifie "notre maître", il est considéré comme le plus grand poète mystique de la langue persane et l'un des plus hauts génies de la littérature spirituelle universelle.

Son oeuvre principale est le "Masnavi", recueil de quelque cinquante mille vers.

Henri Corbin en parle comme l'essence du Coran.

Rûmi était reconnu de son vivant comme un saint. Il fréquentait les chrétiens et les juifs autant que les musulmans.

Les symboles

Le "jegheh" est le symbole du cyprès, de la goutte d'eau, de la flamme, du yin et du yang...

C'est un motif ancien qui trouve ses origines en Perse durant l'âge d'or Sassanide, une dynastie zoroastrienne des premiers siècles après Jésus-Christ. Par la suite il a été utilisé largement en Inde (Cashemire).

Le cyprès symbolise la noblesse et la liberté. En raison de sa droiture il suggère le rejet de la servitude.

La goutte d'eau peut s'unir à l'océan et contempler sa grandeur.

La flamme brûle les impuretés de l'être...

Le yin cherche le yang pour se compléter et trouver l'équilibre...

La pointe courbée est le signe de la modestie, car plus on est libéré des attachements du monde, plus on devient humble.

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